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Denys Bédarride
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Wednesday, March 11, 2026 At 9:19 AM

Le Cancéropôle CLARA dévoile les résultats de ses appels à projets 2025 et annonce le soutien à 12 nouveaux projets de recherche, représentant un financement total de 1,3 million d’euros. Parmi les projets d’excellence, 4 projets lauréats sont grenoblois et représentent plus de 460 000 euros.

Le Cancéropôle CLARA renforce ainsi son engagement aux côtés des équipes grenobloises en soutenant plusieurs projets de recherche à fort potentiel, illustrant la capacité du territoire à transformer l’excellence scientifique en innovations concrètes pour les patients.

À travers ses programmes Émergence et Preuve du Concept financés par l’Institut National du Cancer et la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le CLARA accompagne à Grenoble des initiatives portées par des laboratoires, cliniciens et entrepreneurs de référence, confirmant la place stratégique de la métropole alpine dans le paysage national de la recherche en oncologie.

3 projets grenoblois lauréats ambitieux soutenus à hauteur de 40 000 euros.

Des biomarqueurs innovants pour mieux prédire la reponse aux traitements

À l’Institut pour l’Avancée des Biosciences, le projet DCircARN, porté par Béatrice Eymin, ouvre de nouvelles perspectives dans le cancer du poumon.

L’objectif : identifier des biomarqueurs circulaires innovants capables de prédire la résistance aux chimio-immunothérapies. En combinant modèles précliniques et analyses plasmatiques, les équipes grenobloises développent des outils de médecine personnalisée qui permettront, à terme, d’adapter plus finement les traitements et d’en réduire la toxicité.

Cette approche positionne Grenoble à la pointe des stratégies de stratification thérapeutique fondées sur les ARN circulaires.

Une technologie unique au monde pour analyser les tissus pulmonaires

Autre innovation majeure issue de l’Institut pour l’Avancée des Biosciences : le projet K-LIBratorS, porté par Benoit Busser.

Les chercheurs développent les premiers calibrateurs tissulaires intégrant les 10 carcinogènes métalliques classés par l’OMS. Cette avancée technologique, exploitée en imagerie LIBS (Laser-Induced Breakdown Spectroscopy), permettra une analyse d’une précision inédite des tissus pulmonaires sains et tumoraux.

Grenoble confirme ici son savoir-faire reconnu en instrumentation scientifique et en technologies analytiques de pointe, au service de la cancérologie environnementale et translationnelle.

Cancer du foie : comprendre les inégalites territoriales d’acces aux innovations

Au sein du CHU Grenoble Alpes, le projet Socio-TRIPLET, coordonné par Laure Tron, étudie l’impact des déterminants sociaux et territoriaux sur l’efficacité des traitements innovants du carcinome hépatocellulaire.

Cette recherche, ancrée dans les réalités du terrain, vise à mieux comprendre comment les facteurs sociaux influencent l’accès et la réponse aux thérapies de nouvelle génération. Elle illustre la capacité grenobloise à intégrer sciences médicales, santé publique et enjeux sociétaux dans une approche globale du cancer.

Accélérer le passage du laboratoire au patient

Issu de la collaboration avec Lyonbiopôle et les dispositifs de valorisation (Pulsalys, Linksium, Clermont Auvergne Innovation), ce programme vise à structurer des partenariats public–privé pour accélérer la valorisation des innovations.

Grenoble se distingue également dans le programme Preuve du Concept avec NEUROSAFE, porté par Laurence Lafanechère à l’Institut pour l’Avancée des Biosciences en partenariat avec l’entreprise Saxol.

Ce projet, financé à hauteur de plus de 341 K€ vise à sécuriser et consolider les étapes critiques du développement d’un médicament, grâce à des études précliniques approfondies et à l’identification de biomarqueurs sanguins et microbiotiques d’efficacité.

En renforçant les passerelles entre recherche académique et innovation industrielle, l’écosystème grenoblois démontre sa capacité à réduire le risque du développement thérapeutique et à accélérer l’arrivée de nouvelles solutions pour les patients.

Grenoble, un territoire d’excellence au service des patients

Biomarqueurs innovants, technologies analytiques de rupture, médecine personnalisée, prise en compte des déterminants sociaux, partenariats public–privé : les projets soutenus en 2025 témoignent de la richesse et de la complémentarité de l’écosystème grenoblois.

En s’appuyant sur des infrastructures de recherche de haut niveau, des collaborations étroites entre chercheurs, cliniciens et industriels, et une forte culture de l’innovation, Grenoble s’affirme comme l’un des pôles majeurs de la lutte contre le cancer en région Auvergne–Rhône-Alpes.

Le soutien du Cancéropôle CLARA vient consolider cette dynamique et accélérer l’émergence des thérapies et outils diagnostiques de demain, conçus et développés sur le territoire grenoblois.

Pour les projets en détail, c’est ici : https://clara-nxc.open-dsi.fr/s/sJ8ENPXNXjcYgXL

A propos du canceropole lyon auvergne rhone-alpes (clara)

Le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône-Alpes (CLARA) est une initiative lancée et financée par les pouvoirs publics (Institut National du Cancer, Collectivités territoriales et le Fonds Européen de Développement Régional). Il s’inscrit dans le cadre des Plans Cancers nationaux et vise à développer la recherche en oncologie en Auvergne-Rhône-Alpes. 

Depuis 2003, le CLARA fédère les acteurs académiques, cliniques et industriels ainsi que les associations et patients, à l’échelle de la région, au service d’une stratégie régionale, nationale et internationale de lutte contre le Cancer dans un double objectif : le transfert rapide des découvertes vers les patients et la valorisation économique de la recherche. Outre son engagement auprès de l’ensemble des acteurs de la Recherche pour favoriser leur décloisonnement et les collaborations, le Cancéropôle accompagne les projets par le biais d’une offre de services structurée et élaborée en adéquation avec leurs besoins. 

Le CLARA développe également des actions en faveur de l’ouverture de la recherche vers les sciences humaines et sociales et les questions de santé publique, mettant ainsi le patient au cœur de la recherche.