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Denys Bédarride
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Lundi 31 Août 2026 à 09:00

Le mardi 1er septembre 2026, Alès accueillera environ 8 500 élèves, de la maternelle au lycée. Dans les 23 écoles publiques de la commune, quelque 3 000 enfants feront leur rentrée (pour 3 400 places disponibles). En ajoutant le privé, on atteint 3 750 élèves du premier degré. Collèges et lycées complètent ce total. Christophe Rivenq, maire d’Alès et président d’Alès Agglomération, a présenté ces chiffres lors de la traditionnelle conférence de presse de rentrée. L’éducation reste un « choix politique » : la Ville y consacre 6,5 millions d’euros sur un budget municipal d’environ 45 millions d’euros. Interview vidéo. 

Confort, restauration et sécurité dans les écoles

Chaque été, la municipalité investit dans le patrimoine scolaire. Deux priorités : l’entretien face à l’usure et l’adaptation aux normes d’accessibilité, environnementales et de lutte contre la chaleur. 

Ces travaux, répartis sur plusieurs années, représentent plusieurs millions d’euros. La restauration scolaire reste un levier social fort. Environ 1 130 repas sont servis chaque jour. Ils coûtent près de 12 euros à la collectivité, mais sont facturés entre 1 euro et 4,55 euros aux familles, selon les ressources. 

Un nouveau réfectoire est en chantier à la montée de Silhol ; il devrait ouvrir à la rentrée 2027 pour mieux répondre à la demande. La sécurité a également occupé l’été. Après des faits divers en 2025-2026, des aménagements ont été réalisés autour de deux écoles. Au réfectoire de l’école Germaine-Tillion (Prés Saint-Jean), un grillage fermera un parking jusqu’alors trop ouvert. 

À l’école des Promelles, un dispositif d’opacité remplace un simple grillage pour isoler davantage l’établissement de la rue. « Je souhaite dire aux parents qu’on est là pour sécuriser », a déclaré le maire. Les dérogations d’inscription font l’objet d’un examen individuel afin de ne pas déséquilibrer les écoles de secteur.

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Faire d’Alès une ville estudiantine

Au-delà du premier et du second degré, Christophe Rivenq insiste sur l’enseignement supérieur. Le territoire compte aujourd’hui environ 2 200 étudiants, dont 1 500 à 1 600 à IMT Mines Alès. 

Le maire parle d’un « arbre qui cache la forêt » : 57 parcours de bac+1 à bac+3 existent dans 21 structures, mais deux freins persistent. Les établissements dialoguent encore trop peu entre eux, et la vie étudiante reste peu visible en ville. Un bachelier sur deux ne poursuit pas d’études après le bac, souvent pour des raisons de transport, de logement ou de coût. 

Pour inverser cette tendance, Alès Agglomération a créé un Conseil de l’enseignement supérieur et multiplie les initiatives. Dès cette rentrée 2026, le diplôme universitaire PaRéO (Parcours pour Réussir et s’Orienter) ouvre en partenariat avec l’Université de Nîmes. Ce dispositif d’un an s’adresse aux bacheliers encore indécis. 

Il propose des remises à niveau (français, mathématiques), des stages courts et une découverte des filières, y compris pour les titulaires d’un bac professionnel. 

L’objectif à moyen terme est d’accueillir davantage de jeunes localement. D’autres formations voient également le jour, dont une Prépa Santé au Purple Campus d’Alès, destinée notamment aux jeunes sans proposition sur Parcoursup.

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Une vie étudiante enfin structurée

Pour que les étudiants occupent davantage l’espace public, plusieurs outils sont lancés. Un site dédié, etudier-a-ales.fr recense l’offre. 

Un « Village étudiants » s’installera à l’espace Alès-Cazot avec remise d’un kit de bienvenue comprenant une « carte étudiant » du territoire. Le 13 octobre, une journée d’intégration inter-établissements se tiendra dans les arènes. 

Un Bureau de la vie étudiante d’Alès (BVEA), présenté comme un « BDE des BDE », est créé sous l’impulsion du bureau des étudiants d’IMT Mines Alès. Il devra proposer animations, soirées et projets. 

« On veut que ce soit eux qui pilotent, et nous serons là en soutien », a indiqué Christophe Rivenq, qui n’exclut pas d’optimiser la Maison de la jeunesse pour en faire un lieu de vie. 

Thierry Bazalgette, vice-président de l’Agglo chargé de l’enseignement supérieur, salue ces avancées : « Il y a un gros manque. Je suis ravi que notre territoire avance dans cette direction. Alès ne cherche pas à copier Montpellier ou Nîmes. Elle veut plutôt retenir davantage de bacheliers locaux, rendre visibles les 2 200 étudiants déjà présents et construire, autour de l’IMT Mines Alès, de la santé et des formations courtes en alternance, une vraie ville d’études à taille humaine. » 

Alès veut ainsi passer d’une ville qui forme surtout des ingénieurs à une ville où les étudiants se voient, s’organisent et restent. 

La rentrée 2026 marque le début concret de cette ambition.

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Quelle offre d’enseignement supérieur à Alès ?

Le territoire compte aujourd’hui environ 2 200 étudiants, répartis dans une vingtaine de structures et quelque 57 parcours de bac+1 à bac+3, hors formations d’ingénieur longues. 

IMT Mines Alès concentre à elle seule 1 500 à 1 600 élèves. IMT Mines Alès, grande école publique de l’Institut Mines-Télécom, est le pôle d’excellence du bassin. Elle délivre un diplôme d’ingénieur généraliste (six domaines : génie civil et bâtiment durable, informatique et intelligence artificielle, environnement-énergie-risques, ressources minérales, industrie du futur, matériaux innovants) ainsi que trois diplômes d’ingénieur par apprentissage : bâtiment, informatique et réseaux, mécatronique. 

L’école propose aussi des masters, mastères spécialisés et un doctorat. La santé constitue le deuxième pilier visible. L’IFMS du Centre hospitalier Alès-Cévennes forme des infirmiers (environ 58 places) et des aides-soignants. 

Purple Campus Alès propose le DEUST Préparateur-technicien en pharmacie (bac+2 en apprentissage) et, dès cette rentrée, une Prépa Santé destinée notamment aux jeunes sans proposition sur Parcoursup, avec des passerelles vers les métiers en tension. Les BTS et licences professionnelles maillent le reste de l’offre. 

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Le lycée Jean-Baptiste Dumas accueille plusieurs BTS industriels et tertiaires (ATI, CPRP, CRSA, chaudronnerie industrielle, économie sociale et familiale) ainsi qu’une classe préparatoire TSI. Le lycée Jacques Prévert (Saint-Christol-lez-Alès) propose notamment des BTS comptabilité-gestion et MCO. Le lycée La Salle d’Alès développe des licences professionnelles, dont l’expertise bâtiment et, en lien avec le CNAM, un parcours chargé d’affaires pour les installations électriques. 

Purple Campus, IFC Alès et Cévennes Formations couvrent le commerce, la gestion, l’hôtellerie-restauration, l’automobile et les bachelors. 

L’AFPA, le CFA BTP, Euro Team Capelle et le CNAM Occitanie ajoutent des titres professionnels et des licences en alternance (maintenance industrielle, services à domicile, transport de marchandises, systèmes d’information décisionnels, chaudronnerie). 

Nouveauté 2026 : le DU PaRéO (Parcours pour Réussir et s’Orienter), ouvert avec l’Université de Nîmes. Cette année de transition s’adresse aux bacheliers encore indécis. Elle combine remises à niveau, découverte des filières, stages courts et certifications (PIX, Écrit+, CLES). 

Une quarantaine de places sont ouvertes la première année, avec un objectif de 200 à terme. Le Campus connecté Digit’Alès permet aussi de suivre des formations universitaires à distance avec un accompagnement sur place. 

L’ensemble de cette cartographie est désormais recensé sur le site etudier-a-ales.fr .

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