Capture decran 2023 06 21 a 17.42.39
#Actualite #AnalyseEconomique #BuzzNews #Conjoncture #Economie #Vacances #InfosNationales
redaction
13 July 2023 Dernière mise à jour le Thursday, July 13, 2023 At 8:30 AM

Alors que près de deux Français sur trois ont modifié leur façon de prendre des vacances suite à l’inflation, ils comptent bien profiter de leur pause estivale et redoublent de créativité pour pouvoir partir. Budget, destinations… comment vont-ils s’organiser à l’aube de cet été ? Comment concilier contraintes financières ou climatiques avec leurs envies et attentes ? Constate-t-on des évolutions par rapport aux vacances de février ou à celles de l’été dernier ? Éléments de réponses avec la dernière enquête de VVF.

45 % des répondants prévoient de partir en vacances, auxquels s’ajouteront certainement une part des 19 % qui n’ont encore pris aucune décision ; décision qui dépendra en grande partie de l’état de leurs finances (68 %). Ils sont 36 % à déclarer qu’ils ne partiront pas.

L’actualité pèse sur les Français

Inflation et besoin de vacances pèsent plus fortement qu’en février dernier. Le nombre de Français qui estiment que pouvoir partir en vacances risque de devenir un luxe augmente de quatre points en quatre mois (68 % vs 64 %) et ceux qui déclarent que les vacances sont de plus en plus nécessaires face à une vie stressante de 2 points (49 % vs 47 %).

Néanmoins, pour plus d’un tiers des répondants, les vacances sont sacrées et ils préfèrent faire des économies tout au long de l’année sur d’autres postes afin de préserver leur budget vacances d’été (38 %).

Sans surprise, l’inflation a modifié la façon de partir en vacances pour 73 % des Français mais majoritairement « un peu » (56 %) contre 17 % « beaucoup ».

Ils sont tout de même plus d’un quart (27 %) à indiquer que l’inflation n’a entraîné aucune conséquence sur leur façon de partir.

Un budget vacances inversement proportionnel à l’inflation

Quand on interroge les Français sur la variation de leur budget d’un été à l’autre, plus de la moitié indiquent qu’il est identique (55 % vs 54 %). Si ce chiffre est quasi constant, en revanche, ils sont beaucoup plus à accuser une diminution de leur budget (33 % vs 24 %) et inversement, nettement moins nombreux à constater une augmentation (12 % vs 22 %).

Malgré les impacts de l’inflation, les Français comptent bien profiter de leurs vacances. Ils sont nettement moins nombreux qu’à l’été dernier, à affirmer qu’ils feront des économies sur d’autres postes comme les sorties et loisirs (42 % vs 64 %). Il en est de même pour la quasi-totalité des autres items.

Les deux seuls postes pour lesquels on note une plus forte proportion de vacanciers à indiquer qu’ils feront des économies sont également ceux qui pèsent le plus dans le budget vacances : quasiment deux fois plus de Français déclarent qu’ils vont choisir un hébergement moins cher (38 % vs 19 % à l’été 2023) et 36 % une destination moins onéreuse (36 % vs 23 %).

Les Français très créatifs pour réaliser des économies en vacances

En comparaison à l’été dernier, les Français adoptent plus largement des astuces afin de réaliser des économies lors de leurs vacances. Elles commencent dès le départ puisque 58 % d’entre eux préfèrent sortir de l’autoroute pour faire le plein ou se restaurer quand ils ne préparent pas un pique-nique, et près d’un quart évite ces autoroutes à cause des péages (23 %). Ils sont deux fois plus qu’à l’été 2022 (53 % vs 26 %) à privilégier les vacances hors saison quand ils le peuvent.

La hausse du coût de l’alimentaire conduit 45 % des répondants à emporter leurs courses pour éviter de les payer trop cher sur leur lieu de vacances, soit 13 points de plus par rapport à 2022 (32 %). Ils sont également plus nombreux à vouloir mutualiser leurs frais d’hébergement en partageant une location avec leur famille / amis (16 % vs 9 %) quand ils ne descendent pas en gamme (14 % vs 7 %), en passant par exemple d’un appartement à un camping.

L’inflation n’est pas seule à modifier la façon de choisir les vacances, le changement climatique a également des impacts. Parmi ces 66 % de Français concernés, la première mesure prise est de favoriser la proximité pour éviter les longs voyages (41 %) puis des destinations / hébergements éco-responsables (15 %).

Portrait-robot du vacancier

Avec les vacances, les Français recherchent avant tout du changement, que ce soit en déconnectant du quotidien (40 %) ou en découvrant de nouveaux lieux et cultures (28 %). Passer du temps avec sa famille et ses amis arrive en troisième position (17 %).

En dehors du prix, le premier critère prioritaire pour choisir une destination est qu’elle soit « nature et authentique, loin de la foule » (31 %), puis conviviale/ familiale (29 %). Sur la troisième marche du podium, on retrouve la recherche de dépaysement (24 %).

On constate un plus grand nombre de Français qui optent pour des vacances plus courtes par rapport à l’été dernier avec 38 % qui ne prendront qu’une semaine (vs 32 % soit 6 points de plus) et 43 % qui partiront deux semaines (vs 38 % soit 5 points de plus). En toute logique, ceux partant trois semaines sont en nette diminution (12 % vs 22 %). Le taux de vacanciers bénéficiant de moins d’une semaine reste stable (2 % vs 3 % à l’été 2022).

La mer, grande favorite des vacances

La mer se classe en tête des destinations des Français qui ont prévu de partir cet été (37 %). Campagne et montagne présentent des pourcentages similaires à respectivement 19 % et 17 %. Il est intéressant de constater que 10 % des répondants vont panacher plusieurs destinations et que 11 % ne savent pas encore où ils vont partir, restant à l’affût des promotions.

Parmi les régions les plus citées par les répondants, on trouve l’Auvergne Rhône Alpes (23 %), la Bretagne (21 %), la Nouvelle Aquitaine (20 %) et ex-aequo, PACA et l’Occitanie (16 %).

Si 22 % vont parcourir moins de 300 km, la plupart des vacanciers (39 %) ont prévu d’effectuer un trajet compris entre 301 et 600 km et 26 % un trajet entre 601 et 900 km. Au-delà, ils ne sont plus que 13 %. Les distances parcourues sont similaires à l’été dernier.